masque pounou
masque pounou

Les arts

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    Peu importe le type d’art bantou (sculpture, musique ou danse), celui-ci est indissociable de la religion. Il est l’expression d’une symbolique ésotérique et traditionnelle. Indépendamment de sa spécialité, l’artiste noir exprime plus l’invisible que le visible dans lequel il puise ses éléments, son œuvre lui sert surtout à capter les énergies sauvages, à les dompter pour les rendre favorables à tout le groupe.

    L’art des peuples bantous est  très diverse et varie en fonction des populations et des croyances. On trouve ainsi dans ces populations un   artisanat très étendu, à savoir sculpture sur ivoire, sceptres, cannes, armes, porte-flèches, appuie-nuque, porteur de bol chasse   mouches, orfèvrerie, céramique et perlage. Le style d’art pratiqué est caractéristique de chaque région. Ainsi, dans les   régions des hauts plateaux du Cameroun,la sculpture sur bois ne se limite pas seulement à la création de statuettes et de   masques, des sièges, des lits, des récipients à usage domestiques, des instruments de musiques, on observe aussi des   décorations intervenants dans l’architecture.

    L’art du perlage est très développé chez certains bantous du Grassland camerounais. Dans la région allant du nord du   Gabon jusqu’ en république démocratique du Congo, les sculptures sont blanchies au kaolin ou rougie à la poudre de bois   rouge. Cet artisanat a pour thèmes migrations, guerres et différents rites. Ces objets ont pour but de rendre à leurs possesseurs des services multiples : protection contre la mort, divination, prospérité.

    L’utilisation des masques lors des grandes cérémonies en Afrique noire a pour but de permettre à leur porteurs souvent des danseurs, de cacher leur identité au transcendant et de leur permettre de rentrer en contact sans danger avec celui ci. Quand les danseurs ne sont pas masqués, ils ont le visage et le corps peints et portent des vêtements et des ornements particuliers. Pour être cosmique, le masque doit emprunter ses éléments à la nature et les recomposer en fonction de la culture dont il émane et de l’idée, de l’impression qu’il doit communiquer.