masque bamileke
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L'adaptation au milieu naturel

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    Les bantous ont rencontré en fonction du parcours de leur migration, trois milieux différents les uns des autres : la côte, la forêt vierge et la montagne. Ceci par ce qu’ils ont dû utiliser les voies naturelles (pistes ou voies fluviales) pour faciliter leurs déplacements. De manière générale, la technologie dont dispose un groupe d’individus pour contrôler et modifier le milieu dans lequel il vit, est fonction de sa connaissance, de son travail et des ressources naturelles à sa disposition. Celles-ci semblent limitées dans le contexte de l’Afrique équatoriale, même si cet écosystème est favorable à l’installation d’une grande variété d’ organismes.

HABITATION

maison en planche

    Au niveau habitat, par exemple les bantous de la côte avaient choisi de bâtir des maisons en planches (ou lattes de bois)   au toit de chaume, la chaume ici était constituée de feuilles de palmiers raphia (ou de palmiers à huile) séchées, ou encore   de paille de riz, de seigle, ou de roseau, peignée avec un râteau en bois à longues dents et tressées. Dans les régions   marécageuses de la côte ou dans la mangrove se sont les cités lacustres qui ont été crées. Ces dernières avaient optées   pour des maisons en planches sur Pilotis pour prévoir d’éventuelles inondations.



maison en torchis de terre     Ceux de La forêt, ont choisi de construire des maisons avec les produits issus de la forêt et du torchis de terre, les toits   étaient de chaume. Le torchis était fait d’un mélange de paille et de terre argileuse ou latéritique, et de petits cailloux ou   encore de brindilles, que l’on apposait dans un clayonnage, constitué de poteaux et de lattes de raphia entrecroisés. La   construction (qui était l'occasion de rassembler tout le village et synonyme de fête) se décomposait en plusieurs étapes. La   première étape consistait à choisir l’emplacement de la maison ou de la concession. La seconde étape consistait à se rendre   en forêt pour choisir et couper le bois qui allait constituer l’ossature de la maison. Puis on se rendait dans les marécages pour la découpe des palmiers raphia pour la structure des murs, la paille étant utilisée pour le torchis.



maison en briques de terre     Ceux de la montagne ont préféré utiliser des briques faites de torchis de latérite. Les briques étaient confectionnées dans   des moules en bois, une fois démoulée on les laissaient sécher sous une claie. Les toits là encore a>sont de chaumes.

  Les cases pouvaient prendre des formes diverses, ronde, carrée ou rectangulaire. Dans les villages, les habitations étaient   réparties tout au long de la voie d’accès principale (route, piste, ou cours d’eau) menant généralement sur une grande      place, ou se trouvait soit l’arbre à Palabres ou la case Sacrée, construite exclusivement avec des éléments prélevés du palmiers raphia. En fait d´habitation, on rencontrait surtout des concessions composée comme suit : au centre la maison du chef de groupe ou de famille, et tout autour les différents greniers, la maison de l’épouse et des enfants, le hangar pour le clayonnage servant au séchage des récoltes de cacao, de café, ou d’arachide, enfin la bâtisse servant de cuisine.

ALIMENTATION

    Le bantou se nourrissait principalement du produit de ses cultures, il n'etait végétarien que lorsque le gibier se faisait rare. Pour se procurer des aliments au moyen de la chasse, de la cueillette ou de la pêche, le bantou a recours à des armes tel que les arcs, les flèches, les haches de pierre, les pieux et les massues. Il utilise aussi l’horticulture, qui repose sur la culture des semences, des racines et des tubercules ceci à l’aide de la houe (sorte de pioche en bois). Ils y plantent des ignames, des macabos, des taros, des patates douces, du manioc, des bananes, des arachides, des haricots, de la salade de moutarde, du chou, des pois, du maïs, des arbres fruitiers (orangers, citroniers, avocatiers, safoutiers, goyaviers), des cannes à sucre. Dans la forêt, il trouvait aussi des espèces de chataîgnes, differents types de noix, dont certaines peuvent servir de condiments pour la cuisine. Le type d’horticulture pratiqué ici est dit itinérant, car on choisit une partie de la forêt non cultivée pendant plusieurs années, on y coupe herbes et arbres, on construit un enclos pour protéger les cultures des gros animaux sauvages(tel que les phacochères). Le bantou essaye d’échelonner la production tout au long de l’année. Quelque fois le sol sert de garde à manger pour des plantes comme le manioc. Ces populations vivent donc de l’agriculture, de la pêche et de la chasse. Le gibier est composé de petits animaux comme les singes, les rongeurs ou des petites antilopes. Quant aux animaux domestiques ont trouve le porc, la chèvre, le mouton, les poules, les canards, les dindes.

    La seule boisson indigène était le vin de palme. Ce vin est obtenu en perçant le bourgeon du palmier par incision; un drain y est placé, dont le rôle est d'amener le sève dans une calebasse. Pour maintenir l'écoulement continu l'incision doit être ravivée, matin, midi et soir. La sève recuiellie ne subit aucune préparation, fraîche c'est une boisson agréable, mais le bantou la préfère ferentée, aussi, il ne la boit que le soir, ou le lendemain. pour lui enlever son aigreur il y ajoute une ecorce specifique.


    Les hommes et les femmes faisaient une grande consommation du tabac à priser, surtout les vieillards. Ils préparaient eux-mêmes leur tabac à priser, en écrasant des feuilles de tabac entre deux pierres; ils y ajoutaient de la cendre de bois très fine. Les coutumes interdisaient aux femmes de manger certaines viandes, par exemple chez les Bassa, les femmes ne peuvent toujourq pas consommer de la viande de tortue. cette viande est réservée aux hommes. Généralement,les aliments étaient cuits à l'eau ou rôtis sur la cendre;les arachides, les noix de kola, la canne à sucre et la banane mûre sont les seules choses que le bantou mange crues. Les femmes préparent la nourriture; elles apportent tous leurs soins pour offrir à leur mari, à leurs enfants et aux hôtes des aliments bien préparés et qu'ils trouvent à leur goût. Le mari fait une grave insulte à sa femme en ne mangeant pas les aliments qu'elle lui a préparés. Les repas se prennent en famille. Les viandes étaient conservées par le séchage et la fumée; les haricots et les arachides sont séchés et mis dans des paniers spéciaux.

OCCUPATIONS DIVERSES

    La chasse était la principale occupation des hommes. Ils préparaient des pièges qui consistaient en de grands trous dissimulés par des branches, de la terre et des feuilles mortes. Quelque fois, ils clôturaient de grandes parties de fôrets au moyen de matériaux légers; ils y ménageaint des ouvertures devant lesquelles se trouvaient des lacs; un baliveau tendu en arc serrait brusquement le noeud coulant au passage d'un animal quelconque dans l'ouverture. D'autres types de pièges souvent appelés pièges à singe et à ecureuil, consistaient à relier entre eux des arbres au   moyen d'une perche; une cloison de branches obligeait l'animal qui s'est engagé sur le pont à passer par le noeud coulant. siege en raphia 
  Le Partage du produit de la chasse lorsqu'elle etait collective, se faisait comme suit : le patriarche recevait une cuisse et la selle;   celui qui avait tué l'animal recevait une partie de la poitrine, et le reste étant partagé entre toutes les femmes du village, sauf   evidemment quand il s'agissait d'animaux qu'elles ne pouvaient manger.

    La pêche dans les tribus bantous de la forêt et des montagnes se pratiquaient par des barrages établis en travers des rivières, au   moyen de troncs d'arbre, de pierres, de lianes et de branches; une ou deux ouvertures laissent passer la masse des eaux à travers   de longues nasses. La pêche de petits poissons, des crevettes et des crabes, au moyen de grands paniers allongés et percés de nombreux petits trous était reservée aux femmes. Quelques fois elles vidaient les rivières en barrant les bords peu profonds, afin de recueillir le poisson dans la vase. Il pouvait arriver que les hommes pêchent à la ligne ou encore qu'ils prennent le poisson à l'aide des flèches à plusieurs pointes barbelées, lancées au moyen d'un arc, sur le poisson endormi à la surface de l'eau. En effet, certains fruits de la forêt ont la proprieté de placer le poisson dans un état létargique, se laissant ainsi prendre facilement.

    Chez les bantous, hommes et femmes s'occupent des cultures. Les hommes se chargeaient de l'abattage de la forêt, des dechiffrements et plantaient les bananiers. Les femmes quant à elles se chargeaint d'entretenir toutes les cultures et l'ensemencement des champs de haricots, arichides, maîs, salades, choux, aubergines, courges, pistaches, et les plantations de manioc, de patates douces et d'ignames. Les hommes cultivent seulement le tabac le cacao et le cafe. Les instruments de culture sont la hache, la houe et la machette. Le bantou pratiquait lélevage du petits betails, des porcs, des chèvres, des moutons, des poules et des canards. Ces animaux logeaient dans les huttes abandonnées et sous les hangars ou encore sur les branches d'arbres fruitiers.


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